SHANKARASADHANA

09 octobre 2018

MA ANANDAMOYI

Ma Anandamoyi

Nirmalâ Sundari Devî (30/04/1896) à Kheora au Bangladesh en Inde, et quitte son corps à  - Kishanpur, 27 aout 1982 ), plus tard nommée Mâ Ananda Moyî par Jyotish Chandra Ray ou Mâ Ananda Mayî, Sri Anandamayi Ma, est considérée dans l'hindouisme comme une grande sainte de l'Inde du XXèsiècle  et perçue par ses disciples comme un avatar.

Elle naît dans une famille de vishnouites  fervents, sa mère écrivait des poèmes mystiques et composait de la musique et son père avait été un ascète  avant de fonder une famille. Mariée à 12 ans à Bholanâth, elle manifeste des expériences mystiques. Son mari devient dès lors le premier disciple de sa femme.

Ses disciples rapportent de nombreux miracles qu'elle aurait accomplis. Par exemple, dans leur préface de L'Enseignement de Mâ Ananda Moyî, Jean et Josette Herbert citent des cas où Mâ serait parvenue à allumer un feu par un simple geste, à faire cesser la pluie qui perturbe une cérémonie religieuse, à faire cacher le soleil par des nuages quand la chaleur devient trop forte, etc.

Pour toute formation scolaire, elle alla à l'école primaire durant deux ans. Elle n'a « jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrées et aucune pratique spirituelle ne lui avait jamais été enseignée. »Malgré cela, elle semblait connaître toutes les voies.

À la question de son appartenance religieuse, Mâ Ananda Moyî répond : « tout ce que vous voudrez »;

De1918 à 1923 elle décide de « jouer le rôle d'une ascète ». Traditionnellement, l'ascète passe par un apprentissage des techniques spirituelles comme lesmantras ou le yoga mais, sans les avoir appris, elle aurait commencé à réciter les mantras ou à prendre des postures yogiques en méditation.

Selon l'ouvrage traduit par Josette Herbert, le 3 aout 1922 , elle se donna à elle-même l'initiation. Cette auto-initiation, est suivie de phénomènes d'extases  pouvant durer jusqu'à 12 heures et pendant lesquels son corps serait devenu froid comme de la glace, puis au sortir du samadhi ,tout son être paraissait submergé de joie. Elle n'aurait alors plus éprouvé le besoin de manger ou de dormir et n'aurait plus ressenti la douleur.

Témoignages

Atmananda, dans son livre Voyage vers l'immortalité, fait de nombreuses descriptions de « Mataji » (surnom affectueux parfois donné à Mâ Ananda Moyî). Par exemple, pour décrire leur première rencontre en 1943 : « Il émanait d'Elle une joie et une beauté absolues ; Sa longue chevelure noire tombait sur Ses épaules et le long de Son dos ; Son visage s'éclairait d'un sourire radieux. Elle m'adressa quelques mots et je remarquais qu'Elle ne me traitait pas comme une étrangère, mais comme si je Lui étais familière ».

Vijayananda, dans son livre Un Français dans l'Himalaya, décrit lui aussi sa première rencontre avec Mâ en 1951  : « Elle paraissait être la pensée divine incarnée. C'était elle qui posait les questions, claires, précises, allant droit au cœur des choses, soulevant exactement les points qui me touchaient, mais ces mots n'étaient qu'un jeu de surface. Durant ces vingt minutes, elle m'avait infusé quelque chose qui était destiné à durer longtemps, qui dure toujours (…). [Rentré à l'hôtel] son image ne m'a plus quitté, même la nuit, et le seul fait de penser à elle me remplissait les yeux de larmes »

Ses disciples se demandent encore si Mâ était un avatar. À ce sujet, dans son livre Voyage vers l'immortalité, Atmananda cite le dialogue suivant:

Question : « Est-il juste de considérer que vous êtes Dieu ? »

Ma Anandamayi : « Dieu seul existe ; chaque chose et chaque être n'est qu'une forme de Dieu. Il est venu donner le darshan également sous votre apparence. »

Un dialogue similaire est reproduit dans le livre de Bithikâ  Mukerji, En compagnie de Mâ Anandamayî, page 158[: « Un visiteur, journaliste irlandais, lui demanda franchement : 'Est-ce que j'ai raison de penser que vous êtes Dieu ?'. Shrî Mâ répondit : « Il n'y a rien si ce n'est Lui ; tous et tout ne sont que des formes de Dieu. À l'intérieur de votre personne aussi, tout n'est qu'une forme de Dieu. Dans d'autres personnes aussi, Il est descendu pour donner Son darshan

 

Sources Wikipédia

 

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27 septembre 2018

Soyez vivant, élevez- vous

 

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Je sors d'un cours, où je vous ai vues ,certaines , empruntées dans votre corps..embarrassées, certaines raideurs au niveau des épaules ou du bassin, gênées par vos mains ouvertes , qui pendent à ne rien faire.

Je vous vois coincées à l'intérieur de votre corps..celui ci portant les empreintes de l'éducation, des non-dits, des colères et des peurs rentrées; le petit enfant de votre mère n'ose pas bouger car il a appris à ne pas déranger..;la petite fille de  votre père a appris à se taire car dans sa famille on ne parlait pas..

Vous venez au cours pour prendre des postures...mais n'oubliez jamais que ces postures vont aussi dépendre de toutes vos autres enveloppes...toutes reliées les unes aux autres faisant de vous un être, et de surcroit ,  un être unique..

 

Vous êtes vivantes , laissez la vie circuler en vous, bougez- vous, dénouez- vous...ré- appropriez vous votre corps, et sentez toutes les parties de votre  corps...chaque partie est en vie, en mouvement grâce à l'énergie de vie qui circule ..même immobile, vous êtes vivantes ..

 

Sentez là, soyez comme les danseuses africaines, ou tahitiennes ...déhanchez vous, soulevez vos bras, et laissez les voler comme l'oiseau..dansez, volez...

Respirez, prenez de l'espace...à l'extérieur , à l'intérieur  prenez tout l 'espace ..soyez le chorégraphe de votre vie !

 

Lâchez tout ce qui  vous entrave et retrouvez votre liberté corporelle,lâchez l'éducation, les concepts, les injonctions, même les miennes, découvrez vous, sentez vous...............

 

la vie est dans la vie,

la vie est en vous..

ne vous laissez pas emprisonner vivant.

voyez, sentez

la beauté du corps, la beauté des gestes,

la beauté du cœur qui sourit sur vos lèvres

la beauté de l'âme qui vit.

Rien  d'important dans cette vie, sinon

être vivant, à chaque instant, quoiqu'on fasse..

Eveillez- vous à cette vie là !

 

mireille Bertrand@

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05 septembre 2018

Osez la conquête de terres vierges

 

 

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Dans le film Le Cercle des poètes disparus, le professeur dit aux élèves :

« On doit s'obliger sans cesse à regarder sous un angle différent.

Quand vous lisez ne laissez pas l'auteur décider pour vous.

Trouvez votre propre voie , mais il ne faut jamais attendre qu'il ne soit trop tard;plus vous tarderez, moins votre vie pourra se faire entendre.

Il ne faut pas vous résigner, parlez, libérez vous..Osez aller à la conquête de terres vierges »

 &&&&

Nous nous laissons  souvent emporter par les idées politiques, les médias qui nous rabâchent sans cesse les mêmes choses, qui jouent avec nos peurs, qui nous culpabilisent sans cesse sur l'état de la Terre, sur notre comportement:parents avec les enfants, enfants avec les parents..sur notre nourriture etc..

Ne devons-nous pas  apprendre à réfléchir par nous mêmes sur tout ce que nous lisons ou entendons?..Apprendre à nous connaître comme le disent toutes les philosophies du monde

Au temple de Delphes  est écrit »Connais-toi toi même »

 

Socrate déambulait dans les rues d'Athènes et parlait avec les gens...Il n'était pas dans la conversation de salon ..non, non il parlait et réfléchissait en même temps..il amenait ses interlocuteurs à réfléchir et grâce à la maïeutique , à leur faire voir quelle était leur manière de penser et quelque fois à les retourner comme des crêpes.....  mais c'était Socrate!

 

Il ne s'agit pas d'être d'accord ou en révolte avec ce qu'on entend ..

En s'exprimant, chacun apporte une nouvelle vision sur la vie....et au lieu de vouloir prouver à l'autre qu'il a tort,ou raison,écoutons le,  poursuivons, écoutons avec intérêt, réflechissons ; développons notre discernement, évitons les phrases toutes faites déjà entendues, parlons tel que nous sommes.....

Pas besoin d'être avocat, on ne cherche pas l'effet des mots sur l'autre, on cherche un vrai dialogue, dans la conscience, dans la vérité..Bien sur , nous ne sommes pas tous au même niveau de pensée et de conscience..Mais nous n'en sommes pas moins des êtres dignes de respect.

 

On fait ce qu'on peut me dit-on souvent....j'ai envie de dire, désirons quelque chose , et ensuite  faisons ce que nous pouvons ,en écoutant ou non l'avis d'autres personnes ..

 

Il existe  de nombreux  coachs ou  professions en développement personnel...exerçons notre discernement avant de choisir, et puis  osons faire  nos pas tout seul..Ecoutons aussi notre petite voie intérieure.

« Nous pouvons, osons, levons nous, débroussaillons,cherchons et avançons en marchant la tête haute .....chaque pas est une victoire sur soi, chaque découverte est une pierre à notre édifice...

 

Voyons les bébés  :

ils passent de la station allongée, à quatre pattes puis debout.. et ils mettent un pied devant l'autre » sous l’œil vigilant des parents, certes, mais c'est leur entêtement qui fait le reste..Ils tombent , mais se relèvent...ils ne s’arrêtent pas en décidant de ne plus jamais marcher..

 La vie est un long parcours, qui sera ce que nous en ferons..un voyage de difficultés ,nous devons lutter contre nos peurs, nos doutes mais la flamme qui brûle en nous, nous guide, nous parle, écoutons  la...

«  Parlez, libérez vous..Osez aller à la conquête de terres vierges »

mireille@

 

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03 septembre 2018

Témoignage d'un saint homme:le Père Pouvesle (1901-1992)

 

 

 Le 21 juin  dernier , au Palais  Ducal, Mme Lorans Véronique chargé de la culture et du patrimoine à NEVERS (58) parla du Morvan qui accueillait une chorale américaine; elle en parla comme un haut lieu de la résistance...

Voici un témoignage du père Pouvesle qui fut curé à st Amand en Puisaye (58) et aussi curé  à Dun les places(58) ....

 

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En passant par DUN LES PLACES au coeur du Morvan,

une belle église

 

Regardez la belle église

n'est ce qu'un tas de pierres jétées au hasard les unes sur les autres? Non!

Est elle un bloc une masse informe de matière inerte, un aggloméré stupide, sans ligne, ni beauté? Non plus!

Regardez chacune des pierres: le granit taillé par une main habile qu'animait l'amour du travail bien fait. Chaque pierre s'ajuste à sa voisine:aucune ne se dérobe, chacune à sa place assure la solidité du tout;une pierre du clocher a été endommagée , elle reste soutenue par les autres;

Regardez l'édifice, les portes ouvertes:l 'ordre est partout;

Toutes les lignes de l'architecture convergent vers l'autel: de leur harmonieuse union naît la beauté simple et pure de la maison de Dieu.

Je ne rêve pas: j'ai sous les yeux la belle église de pierres que sept ans de dur labeur ont dressée vers le ciel.

Mais je rêve maintenant ce que pourrait être à son image notre société humaine;

Elle ne saurait être une juxtaposition d'individus isolés sans relation entre eux, ni une masse grégaire où les personnes seraient nivelées jusqu'à ne plus être qu'une foule anonyme sans âme qui vive; la vie appelle la vie. Notre société pourrait être une communauté où chacun garderait se personnalité originale, son bien propre, sa place et son rôle, sa vocation; solidaires les uns des autres les membres du corps social auraient entre eux de justes rapports. L'entente des esprits, l'accord  des volontés et la concorde, tel serait le bien commun où chacun en y mettant du sien trouverait son bénéfice;

Les égards mutuels, l'échange des services, un dévouement sincère et désintéressé, tout y favoriserait l'amitié, l'union fraternelle.

Il y ferait bon de vivre ensemble en travaillant et en s'entraidant, en s'aimant.

Ne serait ce qu'un rêve?

Je crois que ce sera plutôt qu'on ne pense la belle réalité de demain;

Dun les Places est une terre ensemencée par des hommes qui ont souffert la mort et donné leur vie pour un avenir meilleur;

Leur sacrifice ne peut rester vain." Jacques Pouvesle.*

 

*Le Père Pouvesle né le 16 août 1901 et décédé en avril 1992, est nommé prêtre à St Amand en Puisaye en l' an 1948, où je nais.

 

Par son attitude, plus que par son enseignement religieux, dans ma jeunesse, il  fut un modèle ;  je sentais qu'il était vrai , juste et inspiré; extérieurement simple et pauvre, intérieurement riche de sa Foi et de son amour en Jésus;

 

C'était un religieux, un homme de coeur et de reliance , de vérité, d'amour de l'autre, d'humilité, d'intelligence, de simplicité et d'authenticité;

 Puis je écrire aujourd'hui , 27 ans plus tard que  j'aimais cet homme qui aurait pu être mon père; Père , il l'était spirituellement, et quand on a l'amour de Dieu en soi, on aime, de cet amour grandiose que Dieu nous souffle............

 

Je le pense depuis longtemps dans  les bras de Dieu, cet  être qui était peut être réalisé bien avant que je sache ce que cela veut dire........

 

"Toute ma gratitude pour ces heures passées à m'écrire, à me donner, au fil des lettres et des années où nous nous sommes côtoyer.

 

C'est par vous que la grâce est déjà descendue sur moi avant celle de Swami Sivananda;

 

Les larmes de Joie et de gratitude coulent  en transmettant ce témoignage que je laisse pour mes filles et mes petits enfants que j'aime.

 

mireille B

 

 

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30 août 2018

VIVEKANANDA

VEDANTA SELON VIVEKANANDA-II-ENSEIGNEMENTS 1

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16 août 2018

LE YOGA

 

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DEFINITION DU MOT YOGA :

Dérivé de la racine sanskrite « yuj » qui veut dire unir, le mot Yoga fut donné très tôt à l'ensemble des techniques psycho-physiologiques des anciens peuples de l’Inde. Le même terme sert à désigner à la fois, le But à atteindre et les moyens mis à la disposition de l'aspirant pour y arriver. Pris dans le sens de « lien », le mot Yoga est synonyme du mot re-ligion (ce qui relie). C’est l'union du moi individuel au Soi universel, c'est à dire Dieu. Mais à la différence des religions ritualistes, le Yoga se situe essentiellement au niveau de l'expérience et non au niveau de la simple croyance. Son domaine est de l'Ordre Spirituel, et son enseignement se s'adresse qu'à ceux qui sentiront d'une manière ou d'une autre son appel ; l'Appel du Divin.

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ORIGINE DU YOGA :

L'origine du Yoga se perd dans la nuit des temps. Son histoire est aussi vieille que celle de l'humanité. C'est l'histoire de l'homme face à ses peurs, face à ses doutes, face à ses interrogations et face à sa Réalisation. Le Yoga commence en fait, avec les grandes questions de l'être pensant : Qui-suis-je ? Qu'est-ce que la Conscience ? Qu’est-ce que la Vie ? Ces questions sont inscrites au plus profond de nous-mêmes. Que nous soyons Européens, Africains, Asiatiques, Américains ou Océaniens, nous sommes tous des êtres humains, ayant une origine commune et un destin commun. Nous vivons tous sur une planète bleue, en orbite quelque part autour d'une des innombrables étoiles de notre galaxie, parmi les centaines de milliards de galaxies qui forment l'univers.

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UN MESSAGE UNIVERSEL

 Bien que le Yoga soit codifié par les grands textes sanskrits de l'Inde, il appartient en fait à l'humanité entière, et fait appel à ce qu'il y a de plus d'universel en nous-mêmes. Il s'inscrit dans un plan beaucoup plus vaste, que celui d'un seul pays, d'une seule culture, ou d'une seule religion. Il rejoint un plan beaucoup plus vaste, de tous ceux qui cherchent, à travers le monde et l'univers, à percer les mystères de l'Etre et à réaliser l'Union Divine.

http://lafinefleurduyoga.over-blog.com/

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15 août 2018

NOTRE PERE

Glorious - NOTRE PÈRE - Album : Messe de la Grâce

 

Messe de grâce

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11 août 2018

L'éléphant conte

CROQUIS DELPHINE

 Croquis de Delphine Boureux

Conte Hindou

Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant:

le premier toucha la jambe de l'animal et dit:

" l'éléphant est un pilier ",

le second palpa la trompe et dit: "l'éléphant est une massue "

le troisième aveugle tata le ventre et dit"l'éléphant est une grosse jarre ",

le quatrième enfin fit bouger une oreille et dit à son tour:

" l'éléphant est un grand van* "

Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet;

un passant leur demanda la raison de leur querelle; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre;

l'homme déclara: 

"Tout le monde a raison mais aucun n'a vraiment  bien vu ce qu'est l'éléphant

 il n'est pas un pilier, mais ses jambes sont des piliers,

il n'a pas l'air d'un van mais ses oreilles y ressemblent ,

il n'a pas l'aspect d'une jarre mais son ventre en est une,

il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue,

l'éléphant est une combinaison de tout cela: jambes, oreilles, trompe et ventre "

 

Ainsi se querellent ceux qui  ne voient  qu'un aspect de la Conscience (Divinité )

 

 

* instrument d'osier fait en forme de coquilles pour agiter et nettoyer le grain

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08 août 2018

Abandon.....par Swami Veetamohananda

    
                                   
                                                                                                                           
                             

                 

                

021  

                                                                                      Abandon, abondance, réussite

 

Swami Veetamohananda

   

Les    religions disent de s’abandonner à Dieu. Pourquoi cet abandon ? Est-il réellement possible ?

     

     

Quand on    nous parle d’abandon à Dieu, nous sommes effrayés. Mais le véritable sens de l’abandon est tout à fait différent. Une Upanishad présente une analogie dans laquelle le corps est comparé à un arbre    sur lequel sont posés deux oiseaux : l’un mange des fruits amers et en souffre, tandis que l’autre se contente de regarder. Celui qui regarde est le Soi. Le Soi n’est pas affecté par le    monde manifesté. L’autre oiseau est l’ego qui mange les fruits durs, et amers. Dans la vie il y a la souffrance et toutes sortes de sophistications, de spéculations et de manipulations.    Est-ce à la demande du Soi ? Si notre vie a    été construite de cette façon, qui en est responsable ? Devons-nous accuser nos ancêtres, nos parents, ou le monde actuel ? Nous sommes libres mais nous n’avons pas utilisé notre    liberté de façon juste, ce qui engendre les difficultés et les souffrances dans notre vie. Comment et pourquoi avons-nous construit notre vie de cette façon, et comment nous sommes-nous    ouverts à la réalité du monde manifesté ? En général nous sommes    formés pour être ou pour faire ceci ou cela, mais cependant nous sommes libres.

     

Essayons    de comprendre, scientifiquement, comment nos cellules nous programment. Une cellule est composée de trois parties : la matière, l’espace et    une sorte d’antenne qui reçoit la vibration extérieure, disons la conscience, car la conscience advient par cette antenne, et reçoit énergie et force. Cette conscience et cette     énergie entrent dans nos    cellules. Si, par exemple, notre mère a été obligée de vivre dans une situation ou un environnement particuliers, par exemple si elle a été opprimée, tout cela affecte nos cellules. Vous pouvez    le remarquer chez les personnes nées pendant une guerre, leur personnalité est tout à fait différente, il y a toujours dans leur énergie et leur conscience comme de la peur.

     

Le monde    manifesté est plein d’événements. Si nous leur sommes connectés, c’est leur énergie qui devient l’énergie de nos cellules. Par cette énergie, nos cellules se multiplient de telle sorte que l’état    de conscience d’un bébé correspond à l’état de conscience de sa mère, à la personnalité de sa mère. Puis le bébé grandit    en recevant toutes sortes d’informations. Est-il capable de leur résister ? Les parents sont-ils capables de le protéger de l’environnement extérieur ? Penser à tout cela est important    pour véritablement progresser, car l’âme peut devenir prisonnière de forces multiples. C’est pourquoi l’oiseau qui est calme ne mange pas les fruits amers : il regarde. L’autre oiseau mange    des fruits agréables, mûrs autrement dit il vit des situations agréables, mais il mange aussi des fruits amers, c’est-à-dire qu’il connaît des situations difficiles et désagréables auxquelles il    n’est pas arrivé à résister. Quand les forces    extérieures pénètrent, nous sommes entraînés dans la souffrance. C’est ainsi que l’âme est conditionnée. Parfois l’oiseau qui mange se tourne vers l’autre oiseau, vers le Soi – l’oiseau qui est    tranquille, calme –vers le bonheur d’être mais il n’arrive pas à maintenir son regard, car tout de suite nous nous laissons affecter par les forces extérieures.

     

Voyons    comment nous pouvons nous retirer de ces forces qui nous affectent. Pour y parvenir, nous avons besoin de la force de volonté. La volonté peut tourner sa force pour nous attirer vers l’extérieur,    mais cette même force peut être dirigée vers    le cœur, le Soi. Au lieu de nous abandonner aux forces extérieures nous devons savoir nous abandonner au Soi qui s’exprime dans notre cœur, ce qui est très difficile si jusqu’alors nous avons    vécu notre vie selon le besoin des forces extérieures. Retourner la force de la  volonté vers le cœur demande beaucoup d’efforts. C’est une tâche    difficile et nous pouvons être frustrés dans nos efforts. Pour autant, nous ne devons pas nous abandonner aux forces extérieures. Le Soi, le cœur est toujours là. Nous devons avoir foi en lui. La    foi est un aspect important. Nous avons la foi en beaucoup de choses mais ce sont des choses temporaires et du coup nous perdons la foi. À l’inverse, la foi en notre cœur est éternelle, elle ne    peut pas être détruite par les forces extérieures. Pour abandonner les forces qui nous attirent vers l’extérieur, il faut utiliser la force de notre volonté pour rester connectés avec le    cœur.

     &&&&&&&  

  

Le    deuxième aspect important, après la force de la volonté, est donc la foi, la ferme conviction. On pourrait croire que, dans la vie, il y a des choses désagréables et inacceptables qui sont    inévitables. Mais ce n’est pas vrai : nous pouvons changer même l’inévitable, même ce que l’on appelle le destin, si notre foi en notre cœur est intense. Dans l’entourage de Ramakrishna, il    y avait un acteur de théâtre qui vivait une vie sans discipline, il était alcoolique, mais aussi inquiet, apeuré, frustré. Quand il vint voir Ramakrishna pour la première fois, Ramakrishna était    ivre, mais son ivresse n’était pas due à l’alcool, elle était due à la joie du Nom divin.    Bien sûr vous pouvez vous demander comment c’est possible. Ce n’est cependant pas très difficile à comprendre. Imaginons par exemple que vous n’avez pas vu votre enfant pendant quelques jours et    que soudain il est là devant vous : quelle joie intense alors, vous pouvez en danser de joie, et n’est-ce pas alors une ivresse beaucoup plus profonde que celle obtenue sous l’emprise de    l’alcool ? Dans les bhakti    sutra, Narada parle de    l’ivresse qui naît d’un amour pur intense. Dans cette ivresse, on est inconscient du monde manifesté. Tel était l’état de Ramakrishna, car il était toujours connecté avec le cœur. Quand l’acteur    vint chez Ramakrishna, il se trouva donc devant un homme ivre, et sa première question fut de lui demander : quelle marque avez-vous consommée ?

En    réponse, Ramakrishna se mit à chanter : « Je n’ai pas bu d’alcool, je chante les    noms de la Mère Kali. La Mère est l’amour pur et c’est cet amour qui m’enivre ».

L’acteur    comprit que cette ivresse était différente et il demanda comment on peut arriver à la connaître. – « Vous devez vous abandonner à Dieu. » – « Non, c’est    impossible, je ne sais pas quel rôle je dois jouer au théâtre ni avec qui et je n’ai pas le temps de penser à m’abandonner à Dieu. Pour oublier mes problèmes je consomme de    l’alcool. » – « D’accord,    puisque vous avez l’habitude de boire, offrez alors tout à la Mère divine. » Pourquoi offrir ? Quand nous nous mettons à offrir à la Mère divine, nous recevons de l’amour en retour et    cet amour commence à se manifester dans le    cœur puis, quand il s’intensifie, le besoin d’alcool ou d’autre chose devient moins nécessaire.

C’était    cela que Ramakrishna voulait faire comprendre à son visiteur. Mais il n’arrivait pas à comprendre et, après quelques jours, il revint : « Je ne sais pas quoi    faire, montrez-moi comment améliorer ma vie. » – « D’accord mais    donnez-moi alors votre procuration. » Il la lui donna en    pensant que c’était facile. Mais les difficultés ne tardèrent pas à arriver : par exemple quand il voulait boire ou quand il prenait un verre, Ramakrishna apparaissait. L’acteur pensait que    c’était une hallucination, Il avait beau essayer de boire, à chaque fois, encore et encore, Ramakrishna apparaissait. Il se précipita chez lui : « Qu’avez-vous    fait ? » – « C’est la    procuration. » – « Vous n’avez pas le    droit ! »

 

Voilà ce    qui se passe avec l’abandon. On est totalement abandonné à quelque chose de supérieur. Vous n’avez pas le pouvoir : l’ego ne peut pas    faire ce qu’il veut. L’ego se connecte au Soi, l’ego inférieur devient l’ego supérieur. Comme dans l’analogie des deux oiseaux, l’ego ne regarde plus ce qui se passe à l’extérieur.

                                                                                   &&&&&&&

Avec un    tel abandon, tout ce que nous possédons, notre famille vont-ils disparaître ? Non, mais grâce à    l’abandon nous saurons comment utiliser tout ce que nous possédons. Par exemple, vous pouvez dire que vous aimez votre enfant mais cet amour dépend en réalité de l’état de votre être : si vous vous disputez avec votre mari ou votre épouse, la vibration de cette dispute va s’exprimer dans vos cellules, que vous le vouliez ou non, et même si vous dites « je    t’aime » à votre enfant, cela ne passe pas, l’enfant a une forme de rejet. Les cellules ont en effet la capacité non seulement de recevoir les ondes des émotions ou des pensées mais aussi de les renvoyer. Ici l’abandon    signifie nous abandonner à l’état d’amour de pure conscience. Pour ne    pas être affectés par les forces extérieures, nous avons besoin de la force de volonté qui refuse d’être affectée par tout ce qui se passe. Comme les fake     news,    pourquoi s’identifier  aux fake     news ? Si vous avez bien   analysé, vous aurez pu remarquer qu’il y a toujours une manipulation des actualités qu’on nous propose. Dans le domaine de la technologie on peut manipuler les choses pour les rendre agréables ou  désagréables. C’est ce qui se passe dans le monde. La personne établie en elle-même refuse d’être connectée à cela. Ce refus demande la force de volonté, qui elle-même a besoin de pureté, de    pureté du cœur.  Nous devons intensifier cette force de volonté. Nous avons besoin aussi de cette conviction ferme : c’est le cœur qui me sauve.    Nous dépendons des forces extérieures pour nous sécuriser, mais peuvent-elles nous donner la sécurité ? La sécurité aussi dépend du cœur. Par exemple, nous avons la sécurité sociale, la    personne qui s’occupe de notre dossier fait une erreur et le médecin n’arrive pas à lire notre carte    vitale. Si le médecin    est établi dans le cœur, il vous    soignera et vous donnera les médicaments nécessaires. C’est ce qui est arrivé avec le dentiste de notre village : il refusait d’être payé et offrait même des fournitures dentaires. Sans le    cœur, il n’y a pas de garantie ; c’est le cœur qui    guérit les maladies. N’importe quelle situation désagréable est facilement éliminée par le cœur.

 

Cependant, maintenant que nous sommes convaincus que c’est le cœur qui guérit tout, si nous nous  abandonnons nous-mêmes au cœur, peut-on être certain de tout ? Oui. Voici deux exemples.

     

Aujourd’hui nous    fêtons l’anniversaire de Ramakrishna. Il était prêtre du temple de Kali, recevait un salaire,    puis vint la retraite. Il continua d’exercer son ministère spirituel au temple et le directeur avait l’habitude de lui verser un salaire tous les mois. Un jour des responsables, nouveaux au    temple, vinrent lui dirent qu’il n’avait plus droit de toucher un salaire puisqu’il était à la retraite. Ramakrishna leur dit que c’était la règle et qu’ils devaient verser sa retraite – ce qui    nous indique qu’être spirituel ne    signifie pas abandonner face à des situations injustes. Notre vie doit être construite selon les valeurs éternelles. Bien sûr, dans le monde matériel, nous rencontrons des forces qui nous    manipulent, qui nous attaquent. Dans le cas de Ramakrishna c’était un malentendu, les responsables n’étaient pas au courant. Voici le deuxième exemple : des responsables dirent à Ramakrishna    qu’il devait partir et vider sa chambre. Ramakrishna était sans aucune inquiétude. Il prit son châle et il était sur le point de partir quand quelqu’un lui demanda où il allait ; Ramakrishna    ne le savait pas, mais il était sans peur, sans anxiété. Soudain quelqu’un arriva et lui dit : « C’était une erreur, revenez ! Veuillez nous pardonner ! Un cœur pur est sans inquiétude,    pareil à enfant qui n’est jamais inquiet puisque sa mère lui donne tout ce dont il a besoin. C’est la confiance dans la réalité absolue, elle qui nous    donne tout ce dont nous avons besoin,  qui nous sauve.

     

   

Voyons    maintenant s’il est possible de construire notre vie dans le monde actuel de cette façon.

     

Notre    monde n’est pas différent du monde ancien ou à venir. Peut-être le monde futur entre-t-il dans une vie tribale, dans laquelle l’ego seul est concerné, sans connexion avec les autres.    L’individualisme s’intensifie. Voulons-nous entrer dans une époque où règnera l’individualisme, l’égocentrisme, entraînant toutes sortes de cruautés, de rejets ?

     

Il ne    s’agit pas d’abandonner ce qu’il est légitime de garder. L’abandon signifie retour vers la source. La source nous donne en abondance. Le soleil nous envoie tous les jours ses particules, la    nature nous donne et jamais ne nous réclame quoi que ce soit. À l’inverse, l’être humain détruit tout par égoïsme. Nous devons donc abandonner tout ce qui est désagréable, tout ce qui nous    détruit et qui ne nous aide pas à progresser. Quand nous sommes capables d’éliminer tout cela, l’abondance commence à s’exprimer dans notre personnalité. La personnalité devient acceptable,    agréable, une personnalité progressive.

     

Voilà le    secret de la réussite. Sinon, comment appliquons-nous notre intelligence, comment l’exprimons-nous ? Où est la force ? C’est pourquoi nous disons dans la méditation guidée que la pure conscience, l’expression de la pure conscience est harmonie d’énergie    pure, elle est la lumière intérieure, la luminosité intérieure, elle est le scintillement du Soi, elle est la beauté. Si cette lumière ne s’exprime pas, notre peur reste. Ce qu’on appelle beauté    est en réalité l’expression, en nous, de la source : le Soi. Et cette beauté et    cette harmonie s’expriment comme amour et intelligence. Le Soi est la source de l’intelligence, de la connaissance, de notre personnalité réelle. Nous devons nous abandonner à cette réalité au    lieu de nous abandonner aux choses qui nous limitent, nous conditionnent, nous contrôlent et qui apportent toutes sortes de frustrations.

     

Dans le    domaine religieux, dans la voie de dévotion, il y a abandon, mais alors nous avons besoin d’un dieu personnel à qui s’abandonner, besoin d’un support personnel    pour nous concentrer parfaitement et besoin aussi de cette conviction ferme que c’est Dieu qui nous sauve.

     

Les    événements agréables de notre vie sont un    don de la grâce de Dieu, et la souffrance un autre cadeau de Dieu. C’est difficile à accepter. Pour un esprit religieux, Dieu apporte la sécurité. Pour nous qui sommes à l’époque des sciences et    des technologies, cette pensée semble bizarre, mais il y a une réalité derrière cette façon de penser et construire    sa vie. Pour nous c’est un peu difficile si nous ne sommes pas nés dans ces traditions. Inondés que nous sommes par les pensées scientifiques, nous sommes dans la confusion. La simplicité est    absente, nous avons besoin de quelque chose de sophistiqué pour comprendre. Un roi vivait au milieu de toutes sortes de sécurités, armée, gardes du corps, etc. Un jour, alors qu’il pratiquait la    méditation, un garde du corps vint lui annoncer que le pays était attaqué par l’ennemi. Le roi lui répondit : « D’accord, le Seigneur    nous protégera ». Il continua à    méditer. Qu’arriva-t-il ? L’ennemi fut attaqué et chassé par une armée inconnue, conduite par le Seigneur lui-même, qui était devenu chef des    armées. Pour nous, avoir cette forme de foi, de conviction, est très difficile. Mais nous pouvons en faire l’expérience. Si vous êtes dans une situation difficile et que vous ne savez pas quoi   faire, restez tranquilles, sans panique, et dites-vous : « Tout ce que veut Dieu,    c’est que je m’abandonne ». Il est certain qu’un    tel calme et une telle foi feront baisser l’intensité de la situation. Comment ? Parce qu’au lieu d’être affectés par les ondes de la situation extérieure, vous demeurez tranquilles et    calmes si bien que les ondes qui émanent de votre personnalité    ne peuvent pas se connecter avec les ondes agressives et l’opposant lui-même à son tour devient calme, ce qui ouvre la possibilité de réagir de façon juste.

C’est le calme du Soi. Quand vous  restez calmes vous êtes dans le Soi.

Gratitude à Swami Veetahomananda
   
             
                                            

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04 août 2018

Swami Chidananda chante

Song of Divine Life_by Swami Chidananda

 

 

 « Ce jour est un jour tout neuf » :

« Ce jour est un jour tout neuf.

Il n'a jamais existé et il n'existera jamais plus.

Prenez donc ce jour et faites en une échelle pour accéder à des plus hauts sommets.

Ne permettez pas que  la tombée du jour vous trouve semblable  à ce que vous étiez à l'aube.

Faites de ce jour un jour unique, mémorable.

Enrichissez-le et, ce faisant, enrichissez-vous.

Ce jour est un don de Dieu.

Il n'est donc pas quelque chose d'extraordinaire, de fortuit, quelque chose qui va de soi.

Il vous est spécialement offert.

Prenez-le entre vos mains avec un sentiment de ferveur. »

Swami Chidânanda

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