SHANKARASADHANA

18 août 2017

Aimez, le reste n'est rien

 

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« Aimez, aimez, tout le reste n'est rien »
La Fontaine

Pas seulement une illusion d' amour.

Aimez la personne qui vous trahit,
Aimez le frère qui vous manipule,
Aimez celui qui vous vole,
Aimez celui qui vous bouscule 
sans un regard,
Aimez celui qui vous blesse
Aimez celui qui vient d'ailleurs
Aimez celui qui croit différemment de vous
Aimez ceux qui mentent
Aimez les fous, les malades
les vieux, les jeunes,
les gentils, les méchants..

Et si un jour poussé par je ne sais quelle pulsion
ils prennent votre vie
priez 
pour que la Conscience les éclaire..

Mireille Bertrand

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11 août 2017

Arnaud Desjardins parle de Ma Anandamoyi

 

 

Extrait d'un DVD documentaire d'Arnaud Desjardins, filmé par son fils.

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09 août 2017

Immensité du ciel

029

 

016

 

Elle me dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !

Dans ce ciel vaste, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh! de mon coeur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !

Que de soleils ! vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !

C'est beau de voir un astre s'allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l'aurore et douces sont les roses.
Rien n'est si doux que le charme d'aimer !
La clarté vraie et la meilleure flamme,
C'est le rayon qui va de l'âme à l'âme !

L'amour vaut mieux, au fond des antres frais,
Que ces soleils qu'on ignore et qu'on nomme.
Dieu mit, sachant ce qui convient à l'homme,
Le ciel bien loin et la femme tout près.
Il dit à ceux qui scrutent l'azur sombre :
"Vivez ! aimez ! le reste, c'est mon ombre !"

Aimons ! c'est tout. Et Dieu le veut ainsi.
Laisse ton ciel que de froids rayons dorent !
Tu trouveras, dans deux yeux qui t'adorent,
Plus de beauté, plus de lumière aussi !
Aimer, c'est voir, sentir, rêver, comprendre.
L'esprit plus grand s'ajoute au coeur plus tendre.

Viens, bien-aimé ! n'entends-tu pas toujours
Dans nos transports une harmonie étrange ?
Autour de nous la nature se change
En une lyre et chante nos amours.
Viens ! aimons-nous ! errons sur la pelouse
Ne songe plus au ciel ! j'en suis jalouse ! -

Ma bien-aimée ainsi tout bas parlait,
Avec son front posé sur sa main blanche,
Et l'oeil rêveur d'un ange qui se penche,
Et sa voix grave, et cet air qui me plaît ;
Belle et tranquille, et de me voir charmée,
Ainsi tout bas parlait ma bien-aimée.

Nos coeurs battaient ; l'extase m'étouffait ;
Les fleurs du soir entr'ouvraient leurs corolles ...
Qu'avez-vous fait, arbres, de nos paroles ?
De nos soupirs, rochers, qu'avez-vous fait ?
C'est un destin bien triste que le nôtre,
Puisqu'un tel jour s'envole comme un autre !

O souvenirs ! trésor dans l'ombre accru !
Sombre horizon des anciennes pensées !
Chère lueur des choses éclipsées !
Rayonnement du passé disparu !
Comme du seuil et du dehors d'un temple,
L'oeil de l'esprit en rêvant vous contemple !

Quand les beaux jours font place aux jours amers,
De tout bonheur il faut quitter l'idée ;
Quand l'espérance est tout à fait vidée,
Laissons tomber la coupe au fond des mers.
L'oubli ! l'oubli ! c'est l'onde où tout se noie ;
C'est la mer sombre où l'on jette sa joie.

 

Victor Hugo

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06 août 2017

Le chat

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"On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal…

On a du cœur ou on n'en a pas. " 


Alphonse de Lamartine

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30 juillet 2017

L'embrasement

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C'est le Tout qui embrase le cœur,
le cœur illumine le monde.


mireille@

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21 juillet 2017

Etre Un

106 - Copie

107

photos prises en Inde en 2013 

Contempler l' horizon à perte de vue,
Regarder le ciel embrasser la terre
Sentir l'air susurrer une musique céleste
Epouser la terre de tout son poids
N'être qu'Un avec l'univers.

mireille@

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20 juillet 2017

L'art de vivre-Vimala Thakar

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L’acte de vivre, c’est la totalité de ton être qui s’exprime et s’épanouit dans et à
travers tous tes actes. Et plus tu t’épanouis, plus tu découvres le contenu de ton être,
plus cet épanouissement enrichit l’être. Ce n’est pas une théorie, c’est ce que j’ai
constaté : la vie s’enrichit des réponses adéquates et la force de l’être intérieur
s’accroît. Ainsi vient l’amour de la vie et non la peur de la vie. Je dis bien la peur de la
vie car nous avons peur. Nous voulons vivre et en même temps nous avons peur de
vivre. Nous avons peur du lendemain, nous avons peur de l’inconnu. Nous nous
sentons tellement en sécurité avec le connu que nous ne voulons rien d’autre, nous
voudrions prendre le train du connu en marche, la projection du connu, vivre le passé
au présent, c’est ainsi que l’on s’imagine vivant. Tout comme nous essayons de
projeter le passé sur le présent, nous essayons de projeter et d’utiliser le présent pour
l’avenir. Demain n’est jamais là, ce qui est là c’est aujourd’hui, maintenant, ici.
Vivre aujourd’hui pour demain, c’est de la fiction.
Vimala Thakar

 


La vie n’a pas de temps. C’est l’éternel présent, sans passé ni avenir. C’est si
vaste, si gigantesque. Mais l’être humain veut comparer, mesurer, afinde partager et
communiquer. Nous avons de magnifiques mesures. Nous mesurons l’espace et
l’éternité de la vie. Les kilomètres, les miles, les années, les siècles. Tout ceci n’a
aucune réalité, nous vivons dans un monde conceptuel.
Je pense que vivre en société suppose des symboles bien pensés. Sans symboles
pour représenter les concepts et les idées, afin de se relier soi-même au monde des
perception, la vie serait impossible.
Il n’y a donc aucun mal à utiliser des symboles, des mots, des concepts. Mais il
faudrait les prendre pour ce qu’ils sont, comme ils sont, sinon, nous serons prisonniers
de ce que nous avons créé par commodité.
Silence.

 

 

apremont 9


La pensée est un espace qui a une direction, mais le silence est un espace sans
direction, sans limitation, sans frontière. On se trouve alors dans un silence non pollué,
qui n’a ni passé, ni contenu, sans aucune tension, car il n’y a pas de motivation qui
puisse toucher le silence.
Nous n’avons jamais été là. Nous ne connaissons que la quiétude entre deux
pensées, la quiétude et la paix entre deux mouvements, deux activités, la quiétude qui
suit la fatigue physique ou mentale. Avant de repartir dans une activité nouvelle, nous
donnons un peu de repos à notre corps, à notre parole, à notre mental, cela nous
connaissons. Mais pas cette réelle relaxation, qui n’attend rien, qui n’attend pas de
déboucher sur une nouvelle activité.
Dans ce silence, il y a une détente inconditionnelle de tout notre être. Je ne suis
pas là pour acquérir quelque nouvelle information, quelque nouvelle expérience, pour
changer quoi que ce soit, pour abandonner quoi que ce soit, je suis juste là dans le fait
d’être, dans l’être de la vie, dans la vie. Je suis, simplement.
Ainsi naît la liberté, dans l’oubli de toute tension, de toute intention, de toute
direction et de toute interférence du passé.
L’amour de la vie.
Le phénomène de la vie, comprendre la vie, le fait de vivre, le mouvement de la
vie, tout cela m’intéresse.
La sécurité ou l’insécurité, le prestige, la respectabilité, tout ce qui est pratique,
tout cela n’est pas essentiel. Le principal est de vivre. Si tu aimes la vie, si tu as envie
de vivre et de découvrir ce que vivre signifie, alors tu as l’humilité de vivre le peu que
tu comprends. Tu deviens une lumière pour toi-même, advienne que pourra. Tu
acceptes le risque de vivre selon ta propre compréhension, c’est un défi lancé à ta
propre créativité, cette énergie présente en toi. Tant que ceci n’est pas accepté et vécu,
le flash de la compréhension ne peut te libérer; car l’esclavage s’immisce dans la vie
présente et les relations actuelles. L’esclavage n’est pas une abstraction, ce n’est pas
sur le plan des idées et du mental, ce n’est pas un concept, c’est une réalité venant de
nos réactions et de nos relations.
L’esclavage vient toujours de moi, de mes actes et de mes réactions, de ce que je
fais de moi, des autres et des choses. C’est là, dans la vie, que doit venir la liberté.
Laisse le flux de la compréhension couler dans ta vie relationnelle sans souci des
conséquences. Vis cette compréhension, et advienne que pourra, c’est ce qu’on appelle
véracité.

 

Si l’on est honnête, loyal et vrai avec soi-même, on n’a besoin d’aucun gourou,
d’aucun maître, d’aucun professeur, car la compréhension est une lumière née de notre
sensibilité. C’est la vie divine en toi qui allume cette flamme de la compréhension.
Ne vis pas de connaissances, mais de compréhension.


Hier, la connaissance est morte, aujourd’hui, la compréhension est créatrice
Lorsque la compréhension remplit l’aujourd’hui, le futur descend sur la terre
Le futur c’est maintenant, il est là, le futur est Eternel Présent.

 

Vimala Thakar

Gratitude.

Traduction par un groupe avec Patrick Delhumeau de « Fear not life », textes réunis par les amis de Vimala autour du thème : l’amour de la vie

 

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14 juillet 2017

La puissance de l'intention

La puissance de l'Intention Documentaire

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12 juillet 2017

Le printemps des pierres(Michel Peyramaure)

017

Ecrasante de beauté-Cathédrale de Bourges(18)

"Le temps de l'exaltation est venu.
L'œuvre a jailli de terre et révélé ses structures. Les premiers murs, les premières colonnes ont surgi dans un printemps d'alléluias et de miracles. C'est le printemps des pierres. Il s'est installé partout en France. 

Dieu ne peut plus se perdre en ce pays : toutes ces églises, toutes ces cathédrales sont pour lui autant de repères. S'il était aveugle, il pourrait se guider en tâtant de ses grandes mains de nuage telle ou telle muraille qui sent encore le mortier frais, exhaussée au-dessus des toits des villes et des bourgs.


Dieu est heureux ; il baigne dans ce printemps comme dans un lit de chaleur et de lumière et il écoute monter autour de lui ce silence des pierres qui n'est pas celui du désert, mais un tissu léger de cantiques. 

Ce temps exceptionnel où la France a pris son visage d'éternité, ces printemps ajoutés aux printemps où, en cette fin du XIIe siècle, la foi d'un peuple, et l'intelligence, et le savoir-faire de ses maîtres d'œuvre, de ses carriers, maçons, charpentiers, imagiers, verriers donnaient forme à la prière.

Michel Peyramaure les fait surgir devant nous tels qu'ils furent, tumultueux, violents, à travers l'aventure de quelques hommes et de quelques femmes qui les vécurent dans la joie, la passion et le sacrifice. Le printemps de pierres est un roman.

On y voit créer, construire, lutter, s'aimer, déchirer des êtres de chair et de sang. Des humbles et des grands, des fous et des truands, des utopistes et des putains, des hommes de pouvoir et des hommes de foi : tout le peuple de Dieu.

On y voit s'élever, pierre après pierre, au prix de mille périls et de mille difficultés, le chœur de Notre-Dame de Paris *- il a fallut vingt ans, et il faudra un siècle encore avant que la cathédrale s'affirme dans toute sa grandeur. Maître Jean répétait à Vincent, son élève, que les passions souvent égaraient : " Seule compte l'œuvre...

La mort n'existe pas. Nous nous survivrons dans notre œuvre. " 

Michel PEYRAMAURE

*il parle de notre dame, mais il aurait pu parler de Bourges de la même manière.

 

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09 juillet 2017

Leçon de vie de Soeur Emmanuelle

La leçon de vie de Soeur Emmanuelle

 

J'ai eu la chance d'entendre Soeur Emmanuelle, dans les années 1990  lors d'une conférence dans le Loiret , et ce n'est pas la religieuse qui m'a impressionnée, mais la femme; cette femme de 82 ans à cette époque, qui parcourait l'europe pour trouver des fonds, pour les chiffonniers du Caire avait une énergie impressionnante.

Elle était partie en Egypte , pour s'occuper d'eux, à 'âge où nous étions en retraite en France.

"C'est à vous que je m'adresse, jeunes de France et d'Europe, écrivait-elle, vous l'espoir de ce nouveau siècle prêt à éclore. Vieille femme de quatre-vingt-huit ans, j'ai vu le siècle dernier se terminer, j'ai été appelée dans les cinq continents pour répondre aux drames de la misère, de la violence et de la guerre, là où l'homme est un loup pour l'homme. Mais, partout, j'ai rencontré des jeunes, fonceurs, éclatants de dynamisme; ils ne s'avouaient jamais battus, quelle que soit l'horreur des tragédies. Bien au contraire, elles paraissaient faire naître en eux un esprit de bataille et d'inventivité."

 

Ce qui la frappait le plus quand elle venait en Europe, c'est nos regards de tristesse, de morosité....on possédait  tout le matériel que les chiffonniers n'avaient pas , et pourtant, nous sommes pas heureux.

"J'avais quitté l'Europe en 1931 et j'ignorais que l'on y avait oublié la gaieté et la légèreté. J'avais connu en Turquie au Liban ou dans cette Egypte si misérable de tels moments de bonheur! Je ne savais pas encore que l'Europe était morose et grise. Ces jeunes arrivés mornes et désemparés avaient appris à donner et à sourire. Même dans un pays où la misère et la précarité régnaient, avec une nourriture faite de haricots et les demeures en vieux bidons, les gens savaient danser et chanter. Ces jeunes Européens partaient en riant, car ils avaient rencontré la solidarité, et compris la relativité des situations."

"Le véritable amour, solide,durable,est celui qui cherche le bonheur des autres en même temps que son propre bonheur."

 

L'amour vrai est celui qui nous révèle à nous-même, dans la relation  avec l'autre , quelle qu'elle soit....

Difficile le chemin de l'Amour inconditionnel...c'est le but de toute notre vie...sur ce chemin, on se dépouille sans cesse, de nos fardeaux, mais également  de notre vanité, notre arrogance, notre égo, notre jalousie,  notre pussilanimité....et ce dépouillement se fait grace à nos expériences, nombreuses et souvent douloureuses...

Jadis, je disais je veux vivre en paix...

Dans ce monde difficile, la paix est le fruit de notre intériorité...Rien n'est jamais gagné d'avance et définitivement...la vie nous joue des tours (la lila en Inde) et il nous semble que tout est remis en question d'un coup...

Et là nous devons nous remettre au travail,  aiguiser notre Foi, et nous élever encore plus haut.. 

« On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive.

Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie.

Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira." »

Belle femme, honnête dans ses écrits ou ses interviews, pétillante de vie..

Elle fait partie de mes phares sur mon chemin de  vie.

Avec toute ma gratitude.

Reposez en Paix.

mireille@

 

 

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